Prévention › Désinsertion professionnelle

Prévenir la désinsertion : agir tôt, agir ensemble

Un problème de santé, un accident, une maladie qui dure : et c'est parfois tout un parcours professionnel qui vacille. La prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) est l'un des trois axes de notre mission. Notre objectif : vous accompagner au plus près de vos besoins en vous conseillant sur vos droits, obligations et les aides possibles.

Cellule PDP pluridisciplinaire Maintien en emploi
De quoi parle-t-on ?

Qu'est-ce que la désinsertion professionnelle ?

On parle de désinsertion professionnelle lorsqu'un salarié, en raison d'un problème de santé (maladie, accident, handicap, usure), risque de perdre son emploi ou de ne plus pouvoir l'exercer dans les mêmes conditions.

Le plus souvent, le risque se construit pendant un arrêt de travail prolongé : plus l'arrêt se prolonge, plus le retour devient difficile. Anticiper, c'est garder ouvertes toutes les solutions — aménagement de poste, reclassement, formation — pendant qu'il est encore temps d'agir. C'est tout le sens de la démarche de maintien en emploi que nous coordonnons avec le salarié, l'employeur, le médecin-conseil et nos partenaires.

+ de 2,5 M

Le risque de désinsertion augmente fortement après un arrêt de travail de plus de 3 mois.

4 acteurs

Salarié, employeur, service de santé au travail et médecin-conseil : le maintien en emploi se construit ensemble.

Notre conviction

Plus on agit tôt, plus les solutions sont nombreuses.

Repérer pour agir

Les signaux d'alerte à ne pas laisser passer

Employeur, manager, collègue ou salarié lui-même : chacun peut repérer une situation à risque. Un signal isolé n'est pas un diagnostic, mais il justifie d'en parler à votre service de santé au travail.

Arrêt de travail qui se prolonge

Un arrêt long ou des absences répétées pour raison de santé : le premier indicateur d'un risque de décrochage de l'emploi.

Maladie chronique ou évolutive

Affection de longue durée, pathologie évolutive, suites d'un cancer : un suivi de santé qui interroge la tenue du poste sur la durée.

Restrictions ou inaptitude pressentie

Le poste devient difficile à tenir, des restrictions médicales apparaissent : il faut anticiper plutôt que subir l'avis d'inaptitude.

Usure professionnelle

Pénibilité, gestes répétitifs, troubles musculo-squelettiques : une usure qui s'installe et limite peu à peu l'exercice du métier.

Fragilité psychologique

Épuisement, perte de sens, anxiété au retour : la santé mentale pèse aussi sur la capacité à se maintenir dans l'emploi.

Reprise qui s'annonce difficile

Appréhension du salarié, poste inchangé, doute de l'employeur : autant de signaux qu'une reprise sans préparation risque d'échouer.

Notre méthode

Notre approche en 4 temps

Une démarche progressive et coordonnée entre le salarié, l'employeur et nos équipes pluridisciplinaires, pour construire un parcours de maintien dans l'emploi adapté à chaque situation. Selon les besoins et après validation du médecin du travail, différents dispositifs peuvent être mobilisés pour favoriser le maintien, la reconversion ou la sécurisation du parcours professionnel.

Temps 1

Repérage

Repérer la situation le plus tôt possible grâce au salarié, à l'employeur, au médecin traitant ou à nos équipes. Plus l'accompagnement débute tôt, plus les solutions sont nombreuses.

Temps 2

Evaluation et préparation

Pendant l'arrêt ou dès l'apparition des difficultés, le médecin du travail évalue la situation et prépare la suite du parcours : visite de pré-reprise, rendez-vous de liaison, étude du poste et identification des solutions envisageables.

Temps 3

Construire les solutions

Mettre en œuvre les dispositifs adaptés à la situation : aménagement du poste ou du temps de travail, étude ergonomique, essai encadré , RQTH, aides, formations ou reconversion si nécessaire.

Temps 4

Accompagner dans la durée

Assurer le suivi du salarié et coordonner les partenaires afin de sécuriser durablement le parcours professionnel, que ce soit : dans son poste actuel, dans son entreprise, vers une autre entreprise, ou dans le cadre d'une réorientation professionnelle.

Questions fréquentes

Vos questions sur le maintien en emploi

Quand demander une visite de pré-reprise ?
Dès que le retour au travail s'annonce incertain, et idéalement le plus tôt possible pendant l'arrêt. Elle peut être demandée par le salarié, son médecin traitant ou le médecin-conseil de l'Assurance maladie. C'est le moment privilégié pour anticiper les aménagements et éviter qu'un avis d'inaptitude ne ferme les options.
Qui peut signaler une situation à risque de désinsertion ?
Tout le monde, à son niveau : le salarié lui-même, l'employeur, un manager, le médecin traitant ou le médecin-conseil. En tant qu'employeur, vous pouvez nous alerter sur un arrêt qui se prolonge ou un poste devenu difficile à tenir. Le repérage précoce est le premier levier d'un maintien réussi.
L'essai encadré, comment ça fonctionne concrètement ?
Pendant l'arrêt de travail, le salarié vient tester son poste — ou un poste adapté — sur une courte période, tout en conservant son indemnisation. Cela permet de vérifier en conditions réelles qu'une reprise est possible et d'ajuster les aménagements. La démarche se met en place avec l'accord du salarié, de l'employeur et du médecin du travail.
La RQTH est-elle obligatoire pour bénéficier d'un maintien en emploi ?
Non. Le maintien en emploi s'organise quelle que soit la situation. La RQTH n'est pas une obligation : c'est une reconnaissance qui ouvre des droits et des aides supplémentaires (aménagements, appuis spécialisés). Nous informons le salarié et l'accompagnons s'il répond aux critères et souhaite engager la démarche, qui reste à son initiative.
Agir tôt, agir ensemble

Une situation de fragilité ? N'attendez pas pour en parler

Un arrêt qui se prolonge, un poste difficile à tenir, un retour à préparer : notre cellule de prévention de la désinsertion vous rappelle pour construire, avec vous, la solution de maintien adaptée.