En 2025, 17 % des rendez-vous de santé au travail n’ont pas été honorés, soit 4 500 visites qui auraient pu être attribuées à d’autres salariés. Un chiffre loin d’être anodin, qui impacte directement le suivi des salariés et l’organisation des entreprises.
Pourquoi une absence coûte plus qu’un créneau
Chaque absence entraîne une double conséquence :
- un créneau inutilisé ;
- un nouveau rendez-vous à planifier.
Cette perte de temps perturbe le suivi global et entraîne des retards dans les obligations réglementaires. Le créneau libéré au dernier moment ne peut pratiquement jamais être réattribué : il est perdu pour tout le monde, y compris pour le salarié d’une autre entreprise qui attendait une date.
À l’échelle d’une année, ces 4 500 visites représentent un volume considérable de suivi qui n’a pas eu lieu — non par manque de moyens, mais par défaut de présence.
Les actions déjà mises en place par MIST Normandie
Le sujet n’est pas nouveau, et plusieurs dispositifs sont déjà en place.
Depuis 2021, les absences non excusées dans un délai de 48 heures aux visites de suivi de santé au travail sont facturées.
En parallèle, nous avons mis en place un rappel de convocation auprès de l’employeur 5 jours avant le rendez-vous. Nous déploierons également des rappels par SMS auprès des salariés, lorsque nous disposons du numéro de téléphone, dans le courant de l’année 2027.
Malgré ces dispositifs, nous faisons face à un taux d’absentéisme toujours plus important chaque année. Celui-ci désorganise notre service de prévention et de santé au travail, pénalise les autres adhérents et ne permet pas aux professionnels de santé d’assurer correctement leurs missions.
Un enjeu collectif, pas une question administrative
Le suivi de santé au travail repose sur une organisation partagée entre trois acteurs :
- le service de prévention ;
- l’employeur ;
- le salarié.
Chacun a un rôle à jouer pour garantir la présence aux rendez-vous. Le service programme et rappelle ; l’employeur organise et libère le temps ; le salarié se présente ou prévient.
Le suivi de santé au travail est une obligation réglementaire. Mais surtout, c’est un levier essentiel pour prévenir les risques, accompagner vos salariés et sécuriser vos organisations.
Les bonnes pratiques en tant qu’employeur
Cinq réflexes suffisent, dans la plupart des cas, à faire baisser nettement le taux d’absence :
- anticiper et intégrer les convocations dans les plannings ;
- sensibiliser les salariés à l’importance du suivi ;
- adapter l’activité le jour du rendez-vous ;
- rappeler le rendez-vous au salarié la veille ;
- prévenir en cas d’indisponibilité.
Le quatrième point est souvent le plus efficace : le rappel de la veille, fait par le manager direct, transforme une convocation reçue plusieurs semaines auparavant en rendez-vous concret.
Le cinquième est le plus important en cas d’imprévu. Prévenir, même tardivement, permet parfois de réattribuer le créneau — et évite la facturation.
En cas d’absence
Toute absence non excusée 48 heures avant le rendez-vous donne lieu à une facturation de 85 € HT.
Respecter les rendez-vous, c’est garantir un suivi de santé efficace, une organisation fluide et une prévention de qualité — pour vos salariés comme pour l’ensemble des entreprises adhérentes.
À retenir
- En 2025, 17 % des rendez-vous n’ont pas été honorés, soit 4 500 visites perdues.
- Les absences non excusées dans un délai de 48 heures sont facturées 85 € HT depuis 2021.
- Un rappel de convocation est envoyé à l’employeur 5 jours avant le rendez-vous ; les rappels SMS aux salariés arrivent en 2027.
- Anticiper dans les plannings, rappeler la veille et prévenir en cas d’empêchement suffisent à éviter l’essentiel des absences.
Vous souhaitez mieux organiser le suivi de vos salariés ? Retrouvez les modalités sur la page Suivi de santé ou contactez votre équipe MIST Normandie.